Survivre à l’Ecosse – leçon n°1 : le temps

Tu es étudiant-e et tu vas dans une fac écossaise en Septembre prochain – CONGRATS !! Ca va être la meilleure année de ta courte vie, de loin. Tu apprendras une langue nouvelle (oui, je sais, on parle anglais en Ecosse, mais… il faut le vivre pour le comprendre.), goûteras (et boiras) les spécialités locales (qui feront l’objet d’un autre billet qui fâche), verras des paysages et des villes à couper le souffle, bref, tu vivras la vie mouvementée (on passe les détails :D) de l’expat/Erasmus.

Mais il y a une chose sur laquelle tu serais bien avisé-e de te renseigner avant de partir… Comment survivre à ce pays.

Pas de panique ! On en revient vivant, et on a même envie d’y retourner, voire de s’y installer. Mais autant passer un séjour impeccable avec deux trois recommandations préalables, n’est-ce pas ?

C’est le pourquoi de la série de topos qui vont suivre (oui, j’aime bien les topos, deal with it). Des topos qui fâchent. Et le premier porte sur LE TEMPS.

Alors attention, pas de clichés sur Kiltissime, on est tous là pour élever nos esprits. On va dire la vérité crue et dure: le climat écossais, n’est pas si horrible qu’on aime bien le raconter partout. Non, il n’y pleut pas tout le temps. Non, il ne fait pas toujours si froid que les ados écossaises portent des pantalons. La preuve:

Calton Hill à Edimbourg – photo prise en Novembre 2010

Epoque de l’année où j’avais quand même une écharpe et des gants en laine histoire de ne pas attraper la pneumonie. Faut pas déconner.

Par contre, un mois plus tard, PATATRA. Le gros épisode hivernal radical. En centre d’Edimbourg, il est tombé près de 40 centimètres de neige. En allant à la fac, je devais traverser un parc où je croisais des gens qui allaient au boulot… en ski. 😐

The Meadows, immense parc en centre d’Edimbourg, le premier jour où il a neigé. Photo prise en Décembre 2010

Pour l’anecdote, je n’ai pas trouvé de meilleur jour que le jour où il a commencé à neigé pour faire ma première excursion hors d’Edimbourg avec une amie Erasmus, à North Berwick, petite bourgade à environ 45 minutes en train, en bord de Mer du Nord. Assez magique comme village, on se croirait dans un jeu de poupées… ou dans les Sims.

La plage à North Berwick

A North Berwick, à part visiter les châteaux en ruines qui datent du XIIIème siècle (et boire des soupes di-vines dans des petites échoppes du centre, awww !!), point grand chose à faire. Nous sommes donc allées au château.

Sous le vent.

Sous le neige.

Dans le froid.

A pied.

Pendant 1h30.

La marche de l’empereur

Après avoir crû à plusieurs reprises que mes orteils se détachaient de mes pieds, que mes oreilles tombaient, que mon coeur se glaçait, que des cerfs passaient au loin (oh wait…), j’ai maintenant une idée assez précise de ce que c’est que de se faire cryogéniser.

Pour la défense de l’Ecosse, cet hiver était particulièrement rigoureux… Ce qui n’a pas empêché certaines filles de sortir comme ça (cliquez ! Hurlements garantis :D). Il a neigé fort pendant une ou deux semaines, et le verglas est resté tout le mois de Décembre. Dans les bleds un peu reculés, il est tombé jusqu’à 80 centimètres de neige – bleds totalement enclavés donc, avec écoles fermés and all that jazz. Et le plus casse-pied: les vols retardés, puis annulés, et certains étudiants qui ont du passer les fêtes de fin d’année loin de leurs familles. Pas toujours très joyeux.

Alors quand on entend dans le journal de France 2 que c’est l’anarchie à Paris parce qu’il est tombé 5 centimètres de neige, on rit doucement, en se disant, entre Frenchies expat:  « Ces Français, quel peuple de drama queens ». 🙂

La neige a quand même fini par s’arrêter, pour revenir en mars, puis plus rien, parce qu’il y en a marre, à la fin ! Jusqu’à ce jour assez fantastique où il y a eu, en l’espace de trois heures, grand soleil, grisaille, pluie, grêlons massifs, et neige. Four seasons in a day, ce n’est pas un mythe.

Tout ça pour dire: il ne fait pas mauvais tout le temps. Il fait mauvais régulièrement… dans la même journée. Il faut donc s’armer d’un bon k-way qui supporte les pluies parfois diluviennes, de trucs faciles à mettre et à enlever (gilets, tout ça), et des indispensables Wellies pour ne pas avoir le pied qui marine dans ses shoes.

My very own wellies !

Ah, et avant qu’on finisse ce point météo et qu’on se quitte: un point parapluie.

Via Jon Jordan

Ca souffle un peu là bas. Alors à part si vous en avez un très bon…

A vite pour un autre billet qui fâche. 😀

 

 

 

6 thoughts on “Survivre à l’Ecosse – leçon n°1 : le temps

  1. Moi je comprends pas pourquoi tout le monde dit qu’il fait froid là bas ! j’y suis allé en février, bah c’était très bien… bon c’était un peu humide, c’est vrai, mais on a l’habitude nous autres parisiens (surtout en ce moment, hem hem). Bref 🙂

    1. Comme je l’ai mis, je suis juste tombée sur l’année la plus froide du monde ! Parait que cet hiver était plus doux 🙂
      Et la pluie parisienne, on sait qui nous l’envoie… LES ÎLES BRITANNIQUES ! Ils enquiquineront l’Europe jusqu’au bout ! :p

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