Survivre à l’Ecosse – leçon n°2 : la nourriture. Part Two: LE SALÉ

Alors voilà, on arrive au plat de résistance: c’est quand même la nourriture salée que l’on connait le mieux, quand on parle de l’outre-Manche et de l’Ecosse. Mais, as usual, les spécialités du Nord ne sont pas ce tas d’immondices qu’on se délecte de décrire… A deux ou trois exceptions près.

Commençons par le plus évident: le traditionnelissime haggis, qu’on traduit très glamoureusement par « panse de brebis farcie » (bref, on préférera ne pas le traduire).

Ca ressemble à ça:

File:Scotland Haggis.jpg
Par zoonabar

Ou encore à ça:

File:Haggis neeps and tatties.jpg
Par Biology BigBrother

Souvent, ça se mange avec des « neeps and tatties », de la purée de navet et de pomme de terre. La tradition veut que l’on mange de ce plat lors du « Burns Supper », un dîner le soir du 25 janvier pour célébrer le poète écossais Robert Burns qui a poussé le vice jusqu’à écrire, s’il vous plaît, une ode au haggis. Vous trouverez le texte original en Scots ainsi que des propositions de traduction (et franchement, sacré boulot !) de ce clic.

EDIT: « neep » se traduit en fait plus par rutabaga, qui est certes une espèce de navet, mais bien meilleur que le navet classique. Merci Ron pour la remarque experte et constructive !

Ca a l’air assez hostile à la bonne santé comme ça, mais très franchement, ce n’est pas mauvais du tout, même si je n’en prendrais pas à tous les repas. Mais je ne déteste pas. (Oui, plutôt réservé comme jugement !)

Par contre, je pourrais avoir un régime alimentaire exclusivement composé de steak pies. Ah, les tourtes à la viande ! Ca a mauvaise presse depuis Sweeney Todd, mais toutes celles que j’ai mangé jusqu’à présent étaient très bonnes, et avaient même, me semble-t-il, un goût de viande tout à fait familier.

Et comme les allusions cannibales ont aussi mauvaise presse depuis les tristes évènements d’il y a quelques mois, et que le but de la manoeuvre n’est évidemment pas de vous donner des hauts-le-coeur, voici à quoi ces fameuses meat pies ressemblent.

omnomnom !
Par avlxyz

Avec une petite salade (pour rééquilibrer un peu), ça passe tout seul.

Dans le même genre, mais encore plus bourratif, les « Cornish pasties » (à prononcer/ˈpæstɪ/. *souvenirs de ricanements après avoir dit « pay-sties »*). Ce sont aussi des petites pâtisseries salées, mais en plus de la viande, il y a des pommes de terre et de l’oignon.

Avant
Par Ry-2K

On en trouve, littéralement, à tous les coins de rue, notamment dans la célèbre chaîne de boulangerie Greggs où ces petites merveilles sont scandaleusement pas chères. Quoique, elles ont bien failli le devenir: on se rappellera de cet épisode assez surréaliste où le grand peuple britannique, qui endure sans mot dire une cure d’austérité brutale, fait renoncer le gouvernement à taxer les pasties, tandis qu’Ed Miliband et Ed Balls jouent les mecs ordinaires en se fendant d’une expédition à Greggs.

C’est comme si, je sais pas, Martine Aubry et Pierre Moscovici allaient faire une opération comm à Pat A Pain.

Bref, à la fin, ça ressemble à ça:

via ohwellhello

Ou… à ça.

via eyebee

En plus léger mais qui fait un peu débat, la soupe de petits pois verts à la menthe. On se demande bien comment une pareille idée à pu émerger dans la tête du cuistot inventeur (ou apprenti-sorcier), mais en tout cas, je trouve ça fichtrement bon. J’en boirais même froid !

Soupe de chez Sainsbury’s
(et vous reconnaîtrez l’emballage des Penguins juste derrière !)

Par contre, il y a quelque chose que je n’ai pas encore goûté mais que je testerais bien: le kedgeree. Je n’ai pas connu ce plat quand j’étais encore outre-Manche mais grasse grâce à la super émission d’Arte, les aventures culinaires de Sarah Wiener (recette en lien). Ca a l’air très bon, mais… pas au petit-déj. :s

En pensant à toute cette nourriture, je ne peux m’empêcher de me rappeler du coloc écossais d’une de mes amies à Edimbourg qui un soir s’était fait un sandwich de pain de mie avec de la pomme de terre et des haricots à la tomate dedans. Je ris encore quand je pense au regard excédé que la petite bande de Françaises que nous étions lui avons jeté…

Et aussi, je pense à ces statistiques du gouvernement écossais que j’avais trouvées quand j’ai fait cette petite chronique pour Euranet (publiée en juin sur le blog), et qui disent qu’en 2010, 63.3% des adultes de 16 à 64 ans étaient en surpoids, avec un taux record d’obésité de 27.4%.

2 thoughts on “Survivre à l’Ecosse – leçon n°2 : la nourriture. Part Two: LE SALÉ

  1. La nourriture salée et grasse, c’est presque une vraie institution. J’ai souvenir d’un matin de bonne heure dans le bus pour aller à la fac où plusieurs jeunes étaient en trains de dévorer des sausage rolls (friand à la viande) accompagnés de chips… De quoi retourner l’estomac des plus vaillants !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.