Indecision 2012 – #Obama vs #Romney (ROUND 3)

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Phewwww, end of debate season ! La prochaine courte nuit (en fait nuit blanche) sera pour la nuit des résultats, le 6 novembre.

En attendant, un petit tour de la presse pour savoir ce qui s’est dit du débat qui portait sur la politique étrangère, hier, en Floride…

La presse donne donc unanimement Obama vainqueur du 3ème débat, mais cette fois par KO… Le sondage CBS après le débat montre que 53% des téléspectateurs estiment qu’Obama a gagné, contre seulement 23% pour Romney (et 24% ne savent pas).

Ce que la presse en dit:

Le Washington Post: “Obama a dominé le troisième débat présidentiel, un peu comme Romney a dominé le premier. Obama est venu combattif et a attaqué Romney pour son manque de clarté en ce qui concerne sa vision (ou plutôt son manque de vision) en politique étrangère.”

“Romney a ouvertement décidé de jouer la carte de la prudence pour ce débat – soit parce qu’il pensait qu’il devançait Obama et qu’il gagnerait simplement en ne gâchant pas tout, soit parce que la politique étrangère n’est pas son fort. Mais, comme les équipes de NFL le voient chaque année, jouer sur la défense ne marche presque jamais. Romney a constamment essayer d’esquiver les attaques d’Obama, il en a détuites certaines mais énormément ont filtré. Romney a peiné à montrer en quoi sa politique étrangère serait une alternative à celle d’Obama ces quatre dernière années.”

The State (Caroline du Sud): “Bien que le sujet du jour était la politique étrangère, les deux candidats ont toute la soirée toutnée autour de leurs mesures pour renforcer la fragile économie américaine. C’est la préoccupation numéro 1 des électeurs.”

Slate.com: “Mitt Romney avait ouvertement adopté une stratégie en trois points pour le débat. Premièrement, approuver les décisions de sécurité intérieure les plus populaires d’Obama, tout en ne cessant de marteler un très vague besoin de restorer la “puissance” et le “leadership” des Etats-Unis. […] Deuxièmement, aller avec vigueur dans le consensus. D’où l’insistance de Romney sur la promotion de la paix, sa promesse de ne pas refaire une autre guerre comme en Irak, sa  promesse d’adopter une “stratégie globale” pour aider le monde musulman à bâtire des sociétés civiles (sans pour autant entrer dans les détails, ou même tracer les grandes lignes pour montrer comment il s’y prendrait). Troisièmement, tourner la discussion vers la politique intérieure, surtout sur le chômage qui ne baisse pas, à chaque occasion.”

Le National Journal: “Mitt Romney l’emporte. Cela ne veut pas dire qu’il a gagné le débat de lundi soir ou la campagne présidentielle, mais il n’est pas trop risqué d’affirmer qu’il a remporté une période importante: la période des débats.

Avec une performance correcte, mais loin d’être exceptionnel, dans ce troisième et dernier duel contre le président Obama, l’ancien gouverneur du Massachusetts est l’un des rares candidats à l’élection présidentiel à avoir donné de l’importance aux débats.

Toutefois, Obama a marqué des points pendant le débat, grâce au fait qu’il est encore au pouvoir et qu’il a une expérience solide de l’international. Mais son challenger a tenu le coup: dès lors, cela a peu de chance d’influer sur la compétition.”

Ce qui a marqué le débat:

Romney sur la politique étrangère d’Obama: “il a fait une tournée d’excuses” au Moyen-Orient lors de son élection. Le fact-checking de cet argument de campagne est disponible sur la CNN.

La Syrie: Obama et Romney sont tous les deux opposés à l’envoi de troupe américaines en Syrie (Seattle Times).

Obama, en réaction à une interview de Romney dans laquelle il affirme que la Russie est “l’ennemi diplomatique numéro 1 des Etats-Unis”: “il est temps de rendre la politique étrangère des années 1980 aux années 1980, car cela fait 20 ans que la guerre froide est terminée. Gouverneur, quand il s’agit de politique étrangère, vous avez l’air de vouloir récupérer la politique étrangère des années 1980, tout comme vous voulez récupérer la politique sociale des années 1950 et la politique économique des années 20.” La vidéo est disponible sur le site du Washington Post.

Et le meme de ce débat, “les chevaux et les baïonnettes”. Voici ce que Barack Obama a répondu à Mitt Romney, qui lui rétorquait de sous-doter la marine américaine: “Vous faisiez allusion à la Navy, par exemple, et le fait qu’on ait moins de navires qu’en 1916. Eh bien gouverneur, nous avons aussi moins de chevaux et moins de baïonnettes. Nous avons ces choses qu’on appelle des porte-avions, sur lesquels des avions atterrissent. On a aussi des navires qui vont sous l’eau, et on appelle ça des sous-marins nucléaires.” La vidéo de ce passage est aussi sur le Washington Post.

L’ancien collègue du Scotsman résume bien ce mois de débat:

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