Edimbourg : les endroits à voir absolument pour comprendre l’Ecosse

En tout, sans compter mon séjour Erasmus en 2010-2011, je suis allée cinq fois à Edimbourg, et je m’apprête à y retourner une sixième fois, juste comme ça, en début d’année prochaine. Il n’y a aucun endroit, en dehors de chez mes parents, où j’ai autant été. Et pourtant, chaque retour est une découverte : c’est une nouvelle facette d’Edimbourg et de l’Ecosse qui se donne à moi chaque fois. Je ne pense pas en avoir encore fait le tour : je dois confesser que je n’ai jamais terminé un seul musée à Edimbourg, pas même le National Museum of Scotland, dans lequel j’ai dû entrer cinq minutes pour voir je ne sais plus quoi et repartir parce que j’avais sans doute mieux à faire. Donc objectif de mon prochain weekend écossais : faire les musées de la capitale. Et profiter un peu de la vie nocturne aussi, un autre domaine dans lequel je suis presque inculte, le campus universitaire regorgeant de tout ce qu’il faut pour une étudiante aussi peu sociable que moi.

Edimbourg, donc, a tellement à offrir. Voici mes quelques pistes, mes must-do et must-see, pour commencer à comprendre l’Ecosse. C’est très subjectif et, preneuse de bons plans, j’accepte les suggestions. N’hésitez pas à les mettre dans les commentaires !

Visiter le parlement écossais

Cela peut paraître curieux comme première suggestion, mais je pense vraiment que ce bâtiment représente l’esprit de l’Ecosse. Des mots du poète écossais Edwin Morgan, qui a écrit un poème à l’occasion de l’ouverture officielle de ce nouveau parlement en 2004, « nous avons un bâtiment qui est plus qu’un bâtiment ». Allez le visiter : la visite dure une heure, elle est gratuite, et la guide est phénoménale. Elle arrive, en peu de temps, à montrer que le Parlement écossais c’est une conjugaison de l’histoire, de la nature, d’une certaine idée de la démocratie, mais aussi de la modernité. Si le coeur vous en dit, et je vous promets que ça vaut le coup, assistez à un débat parlementaire ou à une commission. On peut y rentrer un peu comme on veut : il suffit de regarder l’ordre du jour sur le site du Parlement et de se pointer. Plus d’informations par ici : http://www.parliament.scot/

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Travelling the Distance, oeuvre de Shauna McMullan au Parlement écossais

Aller voir le Democracie Cairn sur Calton Hill

On reste dans la lancée politique en allant cette fois-ci du côté de Calton Hill, une petite colline bien mignonne dans le centre-ville du haut de laquelle on a une jolie vue d’Edimbourg. Sur Calton Hill, on trouve le Democracie Cairn, une sorte de torche géante en pierre, qui est le symbole de la lutte pour que l’Ecosse ait son propre parlement. Elle commémore une veillée qui s’est faite de 1992, après la quatrième victoire des Conservateurs aux élections générales, jusqu’au lendemain du référendum, en 1997, dans lequel les Ecossais ont dit oui pour avoir leur propre parlement.

Le Democracie Cairn sur Calton Hill
Le Democracie Cairn sur Calton Hill

 

La plaque sur le Democracie Cairn sur Calton Hill
La plaque sur le Democracie Cairn sur Calton Hill

Voir la sculpture des régions d’Ecosse

En 2000, l’artiste George Wyllie a posé la première pierre d’une oeuvre d’art magnifique, située dans le parc de Regent’s Road, non loin du parlement écossais : the Stones of Scotland. L’idée est assez simple : il s’agit d’un cercle avec 32 pierres, venant des 32 autorités locales (les régions administratives) d’Ecosse. Au milieu de ce cercle, il y a une dalle surélevée, sur laquelle il y a une empreinte de pied dirigée vers le parlement, comme pour donner l’opportunité au citoyen lambda de prendre la parole devant les hommes et femmes politiques dans l’hémicycle. Il y a aussi à l’intérieur du cercle une dalle sur laquelle est gravée la fin du magnifique poème de Hugh MacDiarmid, Scotland :

So I have gathered unto myself
All the loose ends of Scotland,
And by naming them and accepting them,
Loving them and identifying myself with them,
Attempt to express the whole.

Escalader Arthur’s Seat en écoutant Caledonia de Dougie MacLean

Arthur’s Seat, c’est le volcan éteint qui se trouve en plein centre d’Edimbourg. L’ascension est très facile, même si vous êtes aussi peu sportif que moi, et on a une très belle vue de la capitale et de sa région. Avec Caledonia de Dougie MacLean, une véritable chanson d’amour pour l’Ecosse, dans les oreilles, cela rend les choses tout de suite plus merveilleuses. La BBC en avait fait une émission très intéressante d’ailleurs, si vous arrivez à la retrouver…

Prendre un full Scottish Breakfast

Impossible de passer par Edimbourg sans prendre un ENORME petit-déj, avec toasts, oeufs, haricots, saucisses et haggis (option végétarienne disponible), etc. Mais pas dans le pub cossu du centre-ville : au Snax Café. Il y a en a deux à Edimbourg : un vers Princes Street, mais il est minuscule, et un bien plus grand vers Newington, plus au sud, et surtout plus grand. La clientèle varie de l’étudiant qui a besoin d’une platrée de calories avant d’aller à la bibliothèque à l’ouvrier de bâtiment qui vient se sustenter pendant sa pause. C’est bon, nourrissant et pas cher du tout : compter 5 pounds pour le plus gros petit-déj.

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Enorme petit-déj au Snax Café de Buccleuch Street

Danser un ceilidh

Qui a dit que la tradition était réservée aux vieux croulants et inaccessible ? Le ceilidh est le meilleur contre-exemple d’une divertissement centenaire mais encore bien vivant. Impossible d’aller à un mariage sans qu’il y en ait un, par exemple. En gros, un ceilidh est une évènement social, où on joue de la musique folklorique et on danse avec tout un tas de gens. Il y a des danses à deux, à quatre, à huit, à trente. C’est drôle, épuisant (ne JAMAIS y aller avec un pull et des talons), mais surtout tout le monde y est bienvenu. Dans un ceilidh, on croisera des jeunes, des vieux, des gens seuls, des couples, des groupes d’amis, des gens expérimentés, des gens amateurs, des gens pour qui c’est la première fois. Il n’y a qu’une seule règle : ne pas se prendre la tête, suivre le mouvement, et quand on connait un peu les pas, aider les autres. C’est peut-être un peu ça, l’identité écossaise.

 

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