Kiltissime vous répond : l’indépendance de l’Ecosse (3)

Alors là, vous me faites plaisir. Oui, vous posez beaucoup de questions sur le temps, la nourriture, l’accent en Ecosse. Mais apparemment, si vous venez sur Kiltissime, c’est que le sujet qui vous intéresse le plus, c’est l’indépendance de l’Ecosse ! Ca tombe bien, moi aussi.

Ca faisait longtemps que j’avais envie de faire ce petit article sur le top 7 des questions posées sur l’indépendance… Mais je n’ai pas trop eu le temps. J’étais accaparée par l’organisation d’une énorme fiesta avec famille et amis qui impliquaient un passage à la mairie et le port d’un joli anneau sur l’annulaire gauche.

Maintenant je vais avoir plein de temps pour me remettre à écrire ! Tiens, d’ailleurs bonne résolution : en 2018, je publierai un article par semaine. Kiltissime needs to get BIG!

Trêve de bavardages, passons aux choses sérieuses. Question numero uno:

Par rapport au référendum de 2014, ça n’a pas beaucoup bougé : les personnes en faveur de l’indépendance restent minoritaires. Cependant, le soutien à une Ecosse en dehors du Royaume-Uni reste solide. Souvenez-vous, lors du référendum d’auto-détermination en 2014, 45% des électeurs avaient voté pour et 55% contre. Aujourd’hui c’est peu ou prou la même chose, selon les derniers sondages.

Oui, Sean Connery est pour l’indépendance de l’Ecosse ! Comme l’immense majorité des personnalités écossaises dans le monde des arts et du spectacle. On en parlait par ici. L’ex James Bond était très déçu du résultat du référendum en 2014, mais pour lui, l’indépendance de l’Ecosse n’est qu’une question de temps.

Question numéro deux :

Oulalala, vaste débat que je ne vais pas reproduire ici, cela prendrait des semaines.

Bon, pour résumer : les unionistes (ceux qui sont pour le maintien du Royaume-Uni tel qu’on le connait aujourd’hui) disent qu’il ne faut pas fracturer le Royaume-Uni au nom des siècles d’histoire que partage l’Ecosse avec le reste du pays, parce qu’il faut partager les ressources et faire front commun dans un monde de plus en plus instable. Les plus désagréables estiment qu’une Ecosse indépendante ne s’en sortira jamais de jamais, parce que c’est un pays de rien du tout.

Les indépendantistes disent, au contraire, que l’Ecosse a tout pour devenir une petite nation nordique prospère comme la Norvège, grâce notamment au pétrole en mer du Nord. L’argument a un peu pris l’eau depuis que les cours du pétrole ont sérieusement dévissé. Ils estiment aussi et surtout que l’Ecosse devrait maintenant assumer ses propres choix et être dirigée par les Ecossais, au lieu de subir des décisions auxquelles ils ne souscrivent pas prises depuis Londres.

Question numéro 3 :

Un danger ? Cela dépend de quel côté de l’argument on se place (voire paragraphe ci-dessus). Mais effectivement, c’est un argument qui a souvent été sorti par la campagne unioniste, Better Together. A tel point qu’elle a été surnommée « Project Fear », le but étant d’effrayer les électeurs qui seraient séduits par l’aventure de l’indépendance.

Question numéro 4 :

Alors pour le coup, l’énergie, ce n’est pas vraiment le problème de l’Ecosse : j’en avais fait tout un article sur Slate et un additif ici ! Le potentiel pour le renouvelable, en particulier l’éolien, est phénoménal. Mattez ce vent.

Gros vent ce matin sur #ArthursSeat #Edinburgh

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Question numéro 5 :

Selon les derniers chiffres, l’économie écossaise, comme la plupart des économies occidentales, est une économie de services. Le secteur des services représente les 3/4 du PIB écossais. Viennent ensuite l’industrie manufacturière, la construction, et l’agriculture, la pêche et les forêts. Bref, sans le whisky, les shortbreads, le saumon, les textiles, mais aussi les banques, les assurances, l’informatique, point d’économie écossaise.

Les derniers chiffres de l’économie écossaise

And the last one :

Très existentielle, cette question. Encore une fois, cela dépend de l’état d’esprit dans lequel on est. Evidemment, aucune des nations du royaume ne va devenir un pays sous-développé si un jour l’Ecosse devient indépendante. Mon opinion est qu’en termes de richesses, cela ne va pas changer grand chose, en fait. Je considère que ce n’est même pas vraiment la question. La question est de savoir si l’Ecosse se sent à sa place dans le Royaume-Uni et si elle veut le soutenir dans la direction qu’il prend. Si oui, alors tout va bien, statu quo. Si non, alors il faut se mettre au boulot pour imaginer comment l’indépendance peut passer de rêve à réalité.

One thought on “Kiltissime vous répond : l’indépendance de l’Ecosse (3)

  1. merci pour votre blog c’est tres interessante mais je pense vous avez quel’ que information pas vrai en l’economie, independence est en notre coeur et c’arrive bientot thomas en bretagne france

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