Le vrai scandale de ce début d’année

Bonne année, tout le monde ! Je vous la souhaite pleine de bonnes choses. Préférablement en rapport avec l’Ecosse. Pour ma part, elle sera plus écossaise que jamais : comme promis dans le billet précédent, je posterai mes inepsies sur Kiltissime plus régulièrement. Et puis je risque de vraiment traverser la Manche pour un bout de temps, parce que pourquoi pas. La vie est courte, autant s’amuser quand c’est pas trop impossible.

J’avais envie de parler de choses très politiques en ce début d’année, comme voir si 2018 serait l’année où l’Ecosse aller relancer la dynamique vers son indépendance (spoiler alert : comme ça, à vue de nez, je ne pense pas, mais je suis notoirement mauvaise en pronostic, genre pas vu venir le Brexit ni l’élection de Trump). Mais il y a des choses qui me tiennent beaucoup plus à cœur.

Si vous n’avez rien suivi sur ce blog depuis sa création, sachez que l’Irn Bru et moi, c’est une grande histoire d’amour. C’est orange fluo, super gazeux, très sucré, sa recette est ultra-secrète, et ça a un goût indescriptible. Mon jeu préféré est de le faire boire à des profanes et leur demander ce à quoi ça leur fait penser. Les réponses les plus fréquentes : dentifrice, bananes tagada, barbapapa, sirop contre la toux avec des bulles. L’Irn Bru, on l’adore ou on le hait, il n’y a pas d’entre-deux.

Jeremy Corbyn boit de l’Irn Bru lors d’un déplacement pour reconquérir le cœur de l’Ecosse (crédit : Kezia Dugdale)

Et en plus, les pubs pour l’Irn Bru sont drôles !

L’Irn Bru est la boisson nationale écossaise. J’ai un peu envie de faire de la provoc et dire que ça l’est plus que le whisky : au moins, tout le monde peut en boire ! C’est pour cela que quand A.G. Barr, qui fabrique la boisson, a annoncé qu’il y aura désormais moins de sucre dans ce soda, il y a eu un tollé sur les réseaux sociaux. Il paraît que les consommateurs paniqués ont dévalisé les supermarchés pour faire des stocks d’Irn Bru pré-version light. La fureur fut telle qu’A.G. Barr a dû publier un communiqué pour rassurer tout le monde. Le truc fou est que même dans la version allégée, il y aura quatre cuillères à café de sucre dans une canette (contre le double avant).

Tous les regards sont tournés vers une taxe sur le sucre (sugar tax) qui devrait prochainement entrer en vigueur. Les boissons sucrées seront par conséquent plus chères. Les industriels cherchent donc des moyens de contrer l’augmentation des prix : soit en réduisant la quantité de sucre dans leurs produits, soit en répercutant la taxe sur les prix et sur la quantité de boisson, comme expliqué dans cet article du Guardian. En France aussi, on a connu une polémique de ce type il y a quelques années.

Les enjeux de santé publique autour du sucre sont très importants et c’est une très bonne idée de prendre des mesures qui s’attaquent à ce problème. Mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir très peur de trouver l’Irn Bru nouveau un peu fadasse. Pour avoir testé la version light pendant deux semaines en 2014 (que voulez-vous, si Sainsbury’s me dit qu’il y a une méga promo sur les canettes d’Irn Bru, eh bien j’achète sans trop me poser de questions. GRAVE ERREUR), c’est franchement pas génial.

Ce sera une bonne excuse pour retourner en Ecosse et tester la recette. Je ferai un billet retex en revenant à Paris.

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